La démocratie définie trivialement comme gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple, est basée sur le principe de l’élection libre, inclusive transparente et respectueuse des droits et libertés fondamentales définis dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUH) de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et dans la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP).
La Côte d’Ivoire a fait le choix de ce régime dans sa constitution et y exprime son attachement aux valeurs qui lui sont rattachées et reconnues à tous les peuples libres1, reconnait le peuple comme détenteur de la souveraineté qu’il exprime par la voie du référendum et par ses représentants élus2.
La démocratie en tant que cadre d’expression de la diversité dans le respect des différences est donc source de paix et de cohésion sociale. Toutefois, depuis l’instauration du multipartisme le 30 Avril 1990 en Côte d’Ivoire, les élections sont toujours marquées par des violences sous toutes ses formes, avec ses conséquences de destruction de biens matériels, de pertes en vies humaines ; d’arrestation et d’emprisonnement de militants politiques ; de fragilisation du tissu social ; de crises identitaires, de stagnation ; de faible taux de participation des populations aux élections à telle enseigne qu’un taux de participation de 50% atteint lors d’une élection devient une exception.
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